Dans son discours de politique générale, face aux députés et aux sénateurs, le président a présenté ses “priorités” et affirme que “les engagements seront tenus”.


La séance, prenant la forme du “discours sur l’Etat de l’Union” des Etats-Unis, a tout d’abord commencée par un hommage à Simone Veil, décédé vendredi dernier, puis par un rappel de l’article 18 de la Constitution.

Le président a rappelé sa “volonté d’une alternance profonde” en inssistant sur “le grand amour de la patrie”.                                                                                                                          “Je veux aujourd’hui vous parler du mandat que le peuple m’a donné, des institutions que je veux changer”, a clamé le chef de l’Etat.

Parlant de la loi de moralisation de la vie publique, construite par François Bayrou en début de mandat, il rappelle que “le mandat du peuple c’est aussi celui de la confiance et de la transparence”. Il appel tout de même à faire cesser la “frénésie” et la “chasse à l’Homme”.

Devant les plus de 900 parlementaires réunit, et nonobstant la cinquantaines de parlementaires de la France Insoumise, de l’UDI et des constructifs volontairement absent, le président a listé quelques-unes des réformes qui devraient marquer son quinquennat.

Réduction du nombre de parlementaires

C’est un souhait qu’il avait formulé durant sa campagne présidentielle, la “réduction d’un tiers du nombre des membres de l’Assemblée nationale et du Sénat”. C’est “un parlement moins nombreux, mais renforcé dans ses moyens” que souhaite le président.

Le président souhaite par ailleurs “légiférer moins” et “agir vite”.

Un discours annuel devant le Congrès

Afin de marquer une volonté de “transparence” et de “pédagogie”, Emmanuel Macron a annoncé que “tous les ans, je viendrai devant vous pour rendre des comptes”.

L’instauration d’une “dose de proportionnelle”

C’est l’une des annonces la plus importante du discours. “Pour que toutes les sensibilités […] soient justement représentées”, le président affirme que “la représentativité reste un combat inachevé dans notre pays. Je souhaite le mener avec vous résolument”.

Dans la même veine, le président propose également une limitation du cumul des mandats dans le temps pour les parlementaires.

La révision du droit de pétition

C’est également une résolution majeur prévu dans ce quinquennat, la révision du droit de pétition, dans le soucis du président d’améliorer la représentativité et “afin que l’expression directe de nos concitoyens soit mieux prise en compte”.

Par ailleurs, le président a annoncé qu’il n’était pas opposé à un recours au référendum pour valider ces réformes, qu’il souhaite “parachevés d’ici un an”.

Suppression de la Cour de justice de la République

Le président entend supprimer une “juridiction d’exception” et assure que “les ministres eux-mêmes doivent rester comptables de leurs actions”.

Refondation du Conseil économique, social et environnemental

Pour le chef de l’Etat “le Conseil économique, social et environnemental doit devenir la chambre du futur”. Il souhaite faire de cette assemblée “la grande instance consultative qui fait aujourd’hui défaut”.

La levée de l’état d’urgence

Emmanuel Macron a annoncé qu’il “[rendra] aux Français leurs libertés en levant l’état d’urgence à l’automne”. “Ces libertés sont la condition de l’existence d’une démocratie forte”, a t-il affirmé.

Une conférence des territoires

Sous la direction du Premier ministre, Edouard Philippe, une “conférence des territoires” sera organisée, afin de “conclure avec nos territoires de vrais pactes girondins”.


C’est donc dans un style “rocardien” que le chef de l’Etat a présenté les principales mesures de son quiquennant, que son Premier ministre détaillera et argumentera demain dans son disours de politique générale, suivi du vote de confiance au gouvernement.

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