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Jérémy REIX est conseiller clientèle chez EDF en Haute-Vienne. Il a accepté de répondre à nos questions :

Vous préparez un projet musical, quel est-il précisement ?

« J’ai décidé l’année dernière de me lancer sur la production de mon premier album. C’est un challenge, un gros travail sur moi. Je ne suis pas ce petit mec sûr de lui, qui avance dans le but de se faire une place. Pour moi, la musique reste complètement fun, et je voulais que cet album me ressemble, comme je voulais aussi qu’il ressemble aux gens qui me soutiennent tous les jours. Vous savez la musique, c’est certainement ma plus belle histoire d’amour (rires). J’ai la chance d’avoir des gens qui me prouvent leur amour, leur soutien, et j’espère que cet album leur plaira, et qu’ils se retrouveront à travers leur histoire, à travers la mienne, à travers la nôtre. »

Depuis quand vous préparez ce projet ?

« C’est un projet que j’avais dans un coin de ma tête depuis pas mal de temps, mais dans lequel je n’osais pas me lancer. Je trouvais l’idée bien au delà de mes capacités, comme effrayante. Vous savez, la peur d’être ridicule face à un projet trop important, cette remise en question perpétuelle. Et si je n’étais pas à la hauteur ? Et si j’échouais ? Que vont-ils penser ? Et puis, je suis arrivé à un point précis de ma vie, où j’ai décidé de me tourner vers mon équipe en leurs disant : j’ai envie d’essayer. C’est le moment! Certaines personnes me demandaient justement : à quand l’album ? Les gens ont aussi envie de découvrir ce que l’on peut faire d’autre que des reprises, et je comprends cette volonté. Il était aussi important que le public puisse découvrir autre chose, alors, j’ai foncé. »

Vous réalisez un second spectacle au profit de l’AFM Téléthon, d’où vient cet engagement ?

« Le Téléthon est en quelque sorte une famille géante, et depuis mes premières rencontres avec la coordination et la délégation de l’AFM en Haute Vienne, j’ai toujours eu l’envie de continuer à leurs donner, à ma manière, un petit coup de pouce. On sait que la recherche avance, mais on sait aussi que les maladies progressent  de leurs côtés. 

Quand on a une passion, et qu’on peut l’associer à la bonne cause, je pense que la question ne se pose pas. 

Et puis vous savez, sur des manifestations Téléthon, vous croisez tellement de sourires, vous prenez tellement de belles leçons de vie, en l’espace de 24/48 heures, qu’au final, la morale, c’est que c’est vous qui leurs dites merci, pour leur force de vie, pour leur courage. Donc oui, forcément, je signerai encore et encore. »

Vous vous voyez comme un « conseiller client », qui est votre profession, et non pas comme un chanteur, pourquoi ?

« C’est le moment où je m’en vais (rires). Non, écoutez, c’est vrai que je n’aime pas dire que je suis chanteur, dans le sens où je ne me prends pas pour un professionnel, et où je n’en ai pas la prétention. Quand on me parle de chanteurs, je pense à des gens qui ont un statut, qui ont passé dans la musique, qui sont reconnus en tant que chanteurs, ils ont des années de travail, et souvent des voix qui méritent d’être entendues.

 Aujourd’hui, je suis un conseiller clients, qui aime chanter, qui aime aller dans des spectacles, à la rencontre des gens, pour échanger, pour progresser, encore et encore. 

Je suis un passionné. Mais je suis un passionné qui n’oublie pas que la musique reste un moment de partage. 

Il faut vivre à son échelle. J’ai la chance d’avoir un métier stable, et de pouvoir exercer une passion qui me comble de bonheur, je suis heureux comme ça, et je ne changerais pour rien au monde. 

Je préfère un million de fois rester passionné, et aller voir mes idoles en spectacles et continuer d’être émerveillé, que d’en faire plus, me mettre en avant, et perdre cette flamme qui aujourd’hui, me permet de m’épanouir. »

D’où vous vient cette passion pour la musique ?

« Je crois c’est quelque chose d’héréditaire. En tous les cas, nous sommes une famille, qui adore la musique. Mes parents faisaient les bals,puis après à la maison, dès mon plus jeune âge, j’étais bercé par la musique écoutée par ma maman, et puis par mes soeurs et mon frère. Et puis je crois que ce qui fait que nous sommes passionnés quelque part, ce sont nos idoles. On a les yeux émerveillés en écoutant certains chanteurs, en allant les voir en spectacles. Et puis ce qui cultive ma passion, c’est le public. Je ne fais pas énormément de scènes, mais cet échange post spectacle, quand vous recevez cet amour de la part des gens.. Ca n’a pas de prix. Vous chantez, vous vous faites plaisir et puis en plus de ça, les gens viennent vous remercier de prendre le temps de les voir, vous témoigner leur amour.. Pourquoi je chercherais plus alors que ces gens là me passionnent déjà ? »

Comment avez-vous commencé ?

« Il y a 10 ans de ça, on m’a proposé de chanter deux trois chansons pour un spectacle de dans à Sereilhac (Haute Vienne). Et puis je me suis prêté au jeu, j’ai chanté pendant 5 ans, à deux reprises pour cette commune, pour le spectacle de danse, et pour la fête de la Sainte Madeleine l’été. Je chantais deux ou trois chansons, et je ne vous dis pas, c’était la soirée de ma vie à chaque fois (rires). Et puis en 2012, j’ai remporté le concours Talents Show de Carrefour Boisseuil. Chose complètement inattendue, c’était mon premier concours, et je ne visais vraiment pas la victoire. Et puis j’ai fais quelques scènes en Haute Vienne, j’ai rencontré l’excellent et talentueux Julien Berry, d’iQualiz Music qui est aujourd’hui un grand ami, et qui travaille avec moi aujourd’hui sur la création de l’album. Mais le tout début, voilà, c’est un spectacle de danse, il y a 10 ans, vous imaginez, j’étais tout jeune à l’époque ! »(rires)

Quels sont les projets futurs ?

« Là, maintenant, notre plus grand projet reste l’album. Je dis « notre » car c’est quelque chose que je n’aurais pas pu réaliser seul, il faut aussi le rappeler. J’ai la chance d’avoir Julien Berry, qui a su me guider dans ce projet, et en qui j’ai entière confiance. C’est un projet qui voit également naitre une collaboration avec Willy Verdoux, auteur compositeur, qui a su traduire des passages de ma vie en chansons, comme je n’aurais su le faire. 

Et puis après forcément, le spectacle du 18 Novembre, qui nous permettra de présenter l’album, tout en récoltant des fonds pour l’AFM, un autre projet qui me tient à coeur. Nous avons fais en sorte d’être occupés en 2017 ! Mais ce sont des projets qui verront le jours fin 2017, ne le dites à personne, mais je mets à rude épreuve la patience de celles et ceux qui me suivent ! »

Avez-vous un message pour vos fans (ou les personnes qui te suivent, comme tu voudras) ?

« Ce sera délicat de tout dire en un message. Le premier mot forcément que je vais dire c’est MERCI. Il ne faut pas oublier que sans public, il n’y pas de spectacle, pas d’album. J’ai la chance de recevoir des petits mots de temps en temps, pour me souhaiter une bonne journée, ou pour me faire preuve d’un peu de soutien durant des jours de pluie.. Je reçois énormément, et bien plus que je ne donne sur scène. Qu’il s’agisse d’une lettre, d’une peluche, d’une photo.. Chaque cadeau reçu est un merveilleux souvenir. 

Je voudrais aussi dire à toutes les personnes qui attendent l’album, qu’elles ont fait le plus dur! Plus que quelques mois d’attente, et puis on pourra partager de nouvelles choses ensemble. 

Le public m’aide à réaliser mes rêves, chanter sur scène, enregistrer un album.. alors je voudrais aussi leurs dire qu’il faut toujours croire en ses rêves et ne laisser personne nous dissuader. 

Ne laissez personne vous juger, ne laissez personne décider de qui vous devez être ou ne pas être.

Et puis moi, de mon côté, j’ai vraiment hâte de revenir sur scène, et de retrouver tous ces sourires, cette énergie. 

Ils sont dans mon coeur, chaque jour, partout, et je les en remercie. »

Nous remercions Jérémy pour ses réponses. Le MédiaNews l’encourage dans ses projets et le soutien dans le cadre de son concert de novembre (en savoir plus : Jérémy REIX : Concert TéléthonShow).

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